Perte d'odorat : causes et prise en charge
La perte d'odorat retentit sur le goût, l'appétit et la sécurité domestique. Elle mérite un examen ORL, surtout si elle dure.
Les causes principales
Obstruction nasale (polypose, déviation, rhinite chronique), atteinte virale des nerfs olfactifs, traumatisme crânien, médicaments, causes neurologiques plus rares.
Le bilan
Nasofibroscopie pour examiner la fente olfactive, tests olfactifs, scanner des sinus si une obstruction ou une polypose est suspectée.
Traitements
Traitement de la cause quand elle existe, corticoïdes locaux, chirurgie en cas de polypose, et rééducation olfactive quotidienne, dont le bénéfice est démontré après atteinte virale.
Questions fréquentes
L'odorat peut-il revenir après une infection ?
Oui, souvent dans les six premiers mois, parfois plus lentement. La rééducation améliore les chances de récupération.
En quoi consiste la rééducation olfactive ?
Sentir chaque jour quatre odeurs franches (rose, citron, eucalyptus, clou de girofle) pendant 20 secondes chacune, matin et soir, pendant plusieurs mois.
Pourquoi tout a-t-il moins de goût ?
La majeure partie de ce que l'on appelle goût vient de l'odorat rétronasal. La langue ne perçoit que les saveurs de base.
Qu'est-ce que la parosmie ?
Une perception déformée et souvent désagréable des odeurs. Elle est fréquente pendant la récupération et régresse le plus souvent.
Les polypes provoquent-ils une perte d'odorat ?
Oui, c'est un signe majeur de polypose nasosinusienne, souvent associé à un nez bouché permanent.
Le scanner est-il systématique ?
Non, il est demandé en cas de suspicion d'obstruction, de polypose ou de perte d'odorat inexpliquée persistante.
Une perte d'odorat d'un seul côté est-elle inquiétante ?
Elle justifie un examen attentif, car elle peut révéler une lésion locale.
Les sprays corticoïdes sont-ils utiles ?
Oui lorsqu'une inflammation nasale participe à la perte, en usage prolonge et bien conduit.
Y a-t-il un risque pour la sécurité ?
Oui : détecteurs de fumee et de gaz, vigilance sur les dates de péremption sont indispensables.
Quand consulter ?
Toute perte d'odorat qui persiste au-delà de quatre semaines après une infection, ou associée à un nez bouché chronique.
